Un volcan au chili sous le tonnerre de Zeus : Dame Nature est grande
La photo de l’année 2008
by Samuel HounkpeCompilation de K.O par High-Kicks
by Samuel HounkpeVidéo dédiée à tous les fanatiques de free fighting, de boxe thay, de kickboxing, même de juji tsu ou de karaté, bref dédiée aux rois du lever de genou; une compilation sur du bon son de K.Os de folie par High-kicks, à voir et revoir pour s’endormir.
L’homme et la mer – Charles Baudelaire
by Samuel Hounkpe
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cÅ?ur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets ;
Homme, nul ne connaît le fond de tes abîmes ;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !
Usain Bolt, l’homme le plus vite
by Samuel HounkpeDes milliards de téléspectateurs ont assisté en direct samedi au 100m le plus rapide de l’histoire accompli par le grand (1m96 ) jamaîquain, Usain Bolt, non contente d’avoir enfanté le Dieu du reggae Bob Marley, l’île caribéene nous a envoyé un Messie de l’épreuve reine des J.Os, les scientifiques prédisaient les limites humaines du 100m à 9’65, Usain Bolt l’a couru en 9’69 en relâchant totalement son effort sur les derniers mètres, tellement il sentait la gouffre entre lui et ses concurrents, un grand bravo à lui, et merci de la part d’un petit qui a toujours aimé courir plus vite que les autres
.
Tu seras un Homme, mon fils
by Samuel Hounkpe- Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
- Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
- Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
- Sans un geste et sans un soupir ;
- Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
- Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
- Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
- Pourtant lutter et te défendre ;
-
- Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
- Travesties par des gueux pour exciter des sots,
- Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
- Sans mentir toi-même d’un mot ;
- Si tu peux rester digne en étant populaire,
- Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
- Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
- Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
- Si tu sais méditer, observer et connaître,
- Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
- Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
- Penser sans n’être que penseur ;
- Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
- Si tu sais être brave et jamais imprudent,
- Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
- Sans être moral et pédant ;
-
- Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
- Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
- Si tu peux conserver ton courage et ta tête
- Quand tous les autres les perdront,
- Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
- Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
- Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
- Tu seras un homme mon fils !
LXI SPLEEN
by Samuel HounkpeJe suis comme le roi d’un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très-vieux,
Qui de ses précepteurs méprisant les courbettes,
S’ennuie avec ses chiens comme avec d’autres bêtes.
Rien ne peut l’égayer, ni gibier, ni faucon,
Ni son peuple mourant en face du balcon.
Du bouffon favori la grotesque ballade
Ne distrait plus le front de ce cruel malade ;
Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
Et les dames d’atour, pour qui tout prince est beau,
Ne savent plus trouver d’impudique toilette
Pour tirer un souris de ce jeune squelette.
Le savant qui lui fait de l’or n’a jamais pu
De son être extirper l’élément corrompu,
Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,
Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,
Il n’a pas réchauffé ce cadavre hébété
Où coule au lieu de sang l’eau verte du Léthé.
Charles Baudelaire.
Ousmane Sow, grand sculpteur africain
by Samuel HounkpeA l’époque certaines de ses oeuvres étaient exposées sur un pont de
Paris dont le nom m’a échappé, ce que je n’ai pas oublié par contre
c’est la beauté aussi bien bestiale qu’in humaine qui émanait de ces
oeuvres charnelles et superbes, en voici quelques une :




Vous avez dit génial?
by Samuel HounkpeLe sport parfois est un art et ces gamins des rues sont des artistes du foot :
Les plaintes d’un Icare
by Samuel HounkpeLes amants des prostituées
Sont heureux, dispos et repus ;
Quant à moi, mes bras sont rompus
Pour avoir étreint des nuées.
C’est grâce aux astres nonpareils,
Qui tout au fond du ciel flamboient,
Que mes yeux consumés ne voient
Que des souvenirs de soleils.
En vain j’ai voulu de l’espace
Trouver la fin et le milieu ;
Sous je ne sais quel oeil de feu
Je sens mon aile qui se casse ;
Et brûlé par l’amour du beau,
Je n’aurai pas l’honneur sublime
De donner mon nom à l’abîme
Qui me servira de tombeau.
Charles Baudelaire
SUBLIME
Couleur Ebene – Booba
by Samuel HounkpeJ’ai qu’une vie
j’ai la dalle
J’ai qu’une cible
j’ai qu’une balle
Une parole
j’suis qu’un homme
J’ai qu’une flamme
j’ai qu’une femme
Couleur ébène
douleur et peine
Un jour tu ris
un jour tu pleures
Un jour tu vis
un jour tu meurs
Couleur ébène
douleur et peine
Noir et blanc
blanc et noir
Mon pays
d’accueil
Applaudit
maudit
J’ai vomi
sur ma feuille
J’ai tout vu
j’ai rien dit
mi bandit
mi ange
J’suis trop loin
pour revenir
M’enfermé
j’ai grandi
Je veux l’être
J’vais l’devenir
Aujourd’hui je ne prie pas c’est dimanche
J’ai qu’une vie
j’ai la dalle
J’ai qu’une cible
j’ai qu’une balle
Une parole
j’suis qu’un homme
J’ai qu’une flamme
j’ai qu’une femme
PDG
d’un Label
Négro j’ai le sommeil léger
Si ma life
c’est d’la merde,
Crois pas qu’la tienne elle est mieux
T’as pigé
c’est 9.2
Chez nous la haine elle est mieux
Le ciel joue
à cache-cache
Le destin
se fait vieux
Fume du hash
pour mourir
Fume du hash
pour guérir
Un jour tu ris, un jour tu pleures
Un jour tu vis, un jour tu meurs
Couleur ébène, douleur et peine
Un jour tu ris, un jour tu pleures
Un jour tu vis, un jour tu meurs
Couleur ébène, douleur et peine
Un coup de schlass
pour du cash
Un coup d’fil
pour 10 kil
C’est le drame
en cellule
On t’encule
pour un gramme
J’y ai cru
quand j’ai vu
J’ai appris
quand j’ai lu
Promenade
Parloir
Comme un chien
Comme un noir
C’est la maille
notre espoir
Les vraies valeurs ne sont plus
Ca n’fait pas
le bonheur
Ca n’fait pas l’malheur non plus
Moi j’aime bien
bien quand ça brille
Quand ça tire
quand ça deale
La banlieue
c’est dangereux
C’est pas marqué dans la bible
Un jour
tu pleures
Un jour
tu ris
B 2 O
c’est mon blaze
Personne n’ira où je vais
Si t’as pas
d’raison d’vivre
‘ trouve une raison de crever !
j’veux qu’t'aies la haine
car je prie
que tu viennes
me le dire
que ta reine
soit ma chienne
que tu craignes
le pire
moi je rêve
j’accompli
même si je crève incompris
j’ai du gloss
sur la verge
de l’encre
dans les veines
du pétrole
sur les lèvres
ma vie est tristement belle
des averses
de bonheur
des cyclones
de douleur
Un jour tu ris, un jour tu pleures
Un jour tu vis, un jour tu meurs
Couleur ébène, douleur et peine
Un jour tu ris, un jour tu pleures
Un jour tu vis, un jour tu meurs
Couleur ébène, douleur et peine
Booba est un grand artiste, un grand « lyriciste », le plus grand que le rap français ait connu.
Triste, violent, mélancolique, lubrique, booba est comme la mélodie des briques.
