Muso Tensei Legacy
Monthly Archives: décembre 2008

Julien Dray – Homme de l’ombre

by Samuel Hounkpe
Julien Dray

Julien Dray

C’est un homme de coups. Un adepte du billard à multiples bandes. Un joueur de poker. Mais, ne prêtant qu’aux riches, on lui attribue beaucoup d’intrigues. Trop sans doute. Julien Dray n’a pas aligné que des coups gagnants.

Jamais il ne s’en est caché : sa rencontre avec François Mitterrand a été le grand tournant dans sa carrière politique. C’est en 1985 que Julien Dray, alors âgé de 30 ans, rencontre le chef de l’Etat. Son cursus est banal. Né en 1955 à Oran (Algérie), fils d’instituteur, il arrive en France à dix ans. Rapidement, il s’engage en politique. A l’extrême gauche, et plus précisément à la LCR, avant de s’encarter au Parti socialiste, en 1982.

Unef-ID et SOS Racisme. Premier coup, il participe au lancement de l’Unef-Indépendante et démocratique contre la «vieille» Unef d’obédience communiste. L’Unef-ID, elle, est sous influence trotskiste. Son heure de gloire, il la tiendra en 1984, avec la fondation de SOS Racisme, deuxième gros coup. L’association, qui générera une foultitude de «bébés Dray», naît sous les auspices de l’Elysée. Muni d’un DEA de sciences économiques, Dray s’inscrit dans le mouvement de résistance au Front national, qui connaît ses premiers succès électoraux. Dans toute la France, des milliers de personnes porteront la petite main jaune siglé du célébrissime «Touche pas à mon pote». C’est lui qui débusque Harlem Désir, de père antillais, et l’incite à en devenir le premier président.

Grand découvreur de talents, il est encouragé par François Mitterrand. Du vieux sage, il apprend la politique, avec ses coups tordus, ses rapports de force, ses traîtrises et ses bluffs. Tout en grimpant les échelons de la hiérarchie socialiste (toujours sous les bons auspices de François Mitterrand), ce qui le conduira à devenir député de l’Essonne en 1988, «Juju», comme l’appellent ses amis et ses affidés, élargit sa sphère d’influence aux mouvements de jeunes. Plus particulièrement la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), le syndicat lycéen créé en 1987. Mais à trop jouer les deus ex machina, il se grille aussi. Ainsi, à l’automne 1990, quand la grogne lycéenne sonne sur le pavé, Julien Dray est-il à la manœuvre. En coulisses, comme il aime tant. Problème, le ministre de l’Education s’appelle Lionel Jospin, venu d’une autre chapelle trotskiste. Dans l’ombre, «Juju» s’active. La Fidl, antichambre de SOS Racisme, s’oppose au Premier ministre, Michel Rocard, et à Jospin. Sur l’insistance de Dray, Mitterrand reçoit une délégation de la Fidl à l’Elysée. Et débloque plusieurs milliards de francs pour ce mouvement qui réclamait dans la rue «du pognon pour l’éducation». Rocard et Jospin sont désavoués. Ce dernier se souviendra de cet épisode en 1997, lorsqu’il entrera à Matignon et qu’il refusera un poste ministériel à Dray. On ne peut gagner à tous les coups.

Promoteur de talents (qualité assez rare en politique), il a poussé sur le devant de la scène des gens comme Malek Boutih et Nasser Ramdane, issus de SOS Racisme, Delphine Batho, députée de Deux-Sèvres, venue de la Fidl. Il connaît bien aussi Fadela Amara, la secrétaire d’Etat à la Ville, ancienne présidente de Ni putes ni soumises, une association qu’il a parrainée. La PME Dray, une pépinière de talents.

Bling-bling. Côté privé, l’homme ne cache pas une appétence pour le bling-bling. Comme Nicolas Sarkozy avec qui il entretient des liens et qui a voulu, en 2007, le débaucher pour le faire entrer au gouvernement. D’ailleurs, son entourage ne pense pas que le mauvais coup vienne de l’Elysée, puisque jusqu’au milieu de la semaine passée, Sarkozy aurait voulu faire de Malek Boutih, son ami, un ministre… Aimant le clinquant, donc, les objets luxueux, Dray se définit comme un «acheteur compulsif». «Les montres, c’est ma vie», aime-t-il à répéter. Cyclothymique, c’est aussi un impulsif aux coups de gueule mémorables. Actuellement, disent ses proches, «il a envie de se battre et puis, l’instant d’après, il est prêt à laisser tomber». «Je suis rentré dans un autre monde. Il y a une vie qui vient de s’achever, c’est triste pour moi. Mais elle s’était déjà achevée avec le congrès», confiait-il récemment au Figaro.

Le congrès de Reims justement vient clore une période confuse pour Dray. Cofondateur du NPS, en 2002, juste après la défaite de Jospin à la présidentielle, avec Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon, il en claque la porte un an plus tard pour rejoindre François Hollande. Sans doute fatigué d’être un éternel minoritaire depuis son aventure de la Gauche socialiste avec son ex-complice Jean-Luc Mélenchon. Lors de la présidentielle de 2007, il devient l’un des premiers supporteurs de Ségolène Royal… avant de se porter candidat à la succession de Hollande. Dans un premier temps signataire de la contribution du premier secrétaire sortant, il rejoint finalement la maison Royal… Ces allers et retours lassent. Au congrès de Reims et lors des bagarres qui ont suivi, il n’est pas au premier rang du camp royaliste.

Source : Libe


Leçon de (non)vie par le plus grand penseur de tous les temps

by Samuel Hounkpe

« Veux-tu avoir la vie facile ?
Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui.
 »

De qui? De lui évidemment :

Nietzsche


Ode à S.G. Tunnel D’or – Aaron

by Samuel Hounkpe

Paroles super poétiques, un son très particulier comme d’hab avec une belle voix rauque, Aaron, en ode à S.

Regarde il gèle la sous mes yeux
Des stalactites rêvent trop vieux

Toutes ces promesses qui s’évaporent
Vers d’autre ciel vers d’autres ports

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange mon ange

De mille saveurs une seule me touche
Lorsque tes lèvres effleurent ma bouche
De tous ces vents un seul m’emporte
Lorsque ton ombre passe ma porte

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange mon ange

Prends mes soupirs donne moi des larmes
A trop mourir on pose les armes
Respire encore mon doux mensonge
Que sous ton souffle le temps s’allonge

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange mon ange

Seul sur mon sort en équilibre
Mais pour mon corps mon coeur et libre
Ta voix s’efface de mes pensées
J’apprivoiserai ma liberté

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange mon ange


Sarkozy vous souhaite de joyeuses fêtes :D

by Samuel Hounkpe
Sarkozy

Sarkozy


Bravo les lycéens!

by Samuel Hounkpe

Darcos, tu avances, tu recules, comment veux-tu, comment veux tu que je t’enc… :D

Darcos par SnuT

Darcos par SnuT

SNUT


Pierre Desproges et le sexe

by Samuel Hounkpe

Pierre Desproges est le plus grand humoriste de sa génération, il n’a malheureusement pas de filiation réelle dans les humoristes actuels, Stéphane Guillon qui cherche à creuser le même sillon ne lui arrive pas à la cheville …

Citation sur le Q :

« Ça y est. Ça recommence. Y’a ma libido qui me chatouille. J’arrive plus à bosser. Coucher, baiser, sauter, y a plus que ça qui compte, je n’arrête pas.
Samedi, j’étais tellement obsédé que j’ai sauté deux repas, j’ai baisé le fisc, et j’ai même couché avec allégresse quelques alexandrins sublimes sur le déclin de la rose.
 »

Chroniques de la haine ordinaire / Éditions du Seuil


Lunatic – HLM 3

by Samuel Hounkpe

Le binôme le plus puissant que le rap français ait connu, un album, une dizaine de classiques dedans … :

Le son HLM 3 (extrait de « Mauvais oeil ») :

Paroles :

(Ali)
Qu’ça soit clair
Si j’rappe c’est 1 pour la rue 2 et 3 pour la maille, frère
T’attends pas à m’voir faire
Le pantin
Sur scène laisse ça aux putains.
Avance de façon obscène,
Du matin jusqu’au soir, 9 zedou Hauts d’Seine.
Traîne dans mes Stan Smith blanches,
Avec les rabzas reunois d’ma branche.
Marche en silence toujours à penser,
Peu d’argent donc peu d’dépenses,
Quand tu comprends ça, pour eux c’est niqué.
J’amène ma stricte réalité
D’Issy décor mon secteur
Jusqu’à ton ghetto blaster, ton poste récepteur.
J’te rappelle juste qu’j’aime pas les flics, qu’j’aime pas les blonds borgnes,
Qu’j’aime pas les matons, attends j’en place un pour les frères au bagne.
Donc j’te disais j’aime pas les sourires trop aiguisés
Qu’j’aime pas les juges, les procureurs leur jeu truqué depuis l’Élysée.
Analyse mes textes, canalise
Mes nerfs, maintien positive mon énergie,
Booba mon double ou moi l’sien
Et la force se multiplie.

(Booba)
J’kiffe les bizness illégaux
La sape, les caisses et les gos
Smoker des gros bouts d’shit après j’ai l’groove grave
Bédave, sexe, pillave sec dans mon clan
C.L.A.N j’peux pas faire mieux qu’mon rap de banlieue
J’rappe comme j’cause, haine à grosse dose,
La rage comme guide et c’est pour ça qu’j’parle toujours des mêmes choses,
Tchatche de la zone, prône la guerre aux autres hommes
Ceux qui parlent trop mal, chope et hop sous l’trôme
J’aime la grande vie
C’est la merde, mais j’l’aime car c’est la mienne
Y’a pas de bonheur sans problèmes
Réveil impulsif, j’roule un spliff de skunk,
Et j’kick sur un beat de funk
Pas de lyrics de fils de pute,
Insolent même sur mes bulletins,
Cousin, j’suis l’bitume avec une plume
Faut qu’j’passe au plan B
Veulent diviser mon peuple en deux
L’an 2, j’attends ça depuis le landeau.

(Ali)
A.L.I
Celui qu’on aime ou qu’on haït,
Un jour j’te souris
Un jour j’te crève, L.U.N.A.T.I.
C., donc oublie
Tous les ragots et chichis
D’pédales, si tu veux doubler,
Taffe dur mais avant réfléchis,
Tu veux rapper pour quoi et pour qui,
La gloire, le cash, le sexe, tout c’qui en suit ?
Pour ça tu donnerais ta vie, hein ?
A mon avis, petit avant d’penser à ça, garde tes manies
Reste simple,
Surtout, observe comment s’maîtrise et s’manie
La rime, réanime
Le rap juste pour ceux qui
Le croyaient mort, au passage place une casse-dédi
À mon propre sang Omar et Mehdi.

(Booba)
C’est la patate quand y’a plus d’chattes, que l’effet du shit chute
Quand tu dois faire un que-tru, qu’tes potes se chient d’ssus
Déçu des embrouilles on connait l’issue
Des gouttes de sang, et pas d’francs malheureusement
En tant d’guerre j’suis à la caserne
J’ai envie d’ken, j’ai la force comme Anakin, j’opère au laser
Oh la sère-mi, mes frères pensent qu’à s’suriner, à dépenser jusqu’à s’ruiner
Réunis
Die au Justerini
Trop d’timiniks quand les victimes nient
Qu’ils sucent ma bite, j’suis mi-homme mi-bête
Mis au courant par l’beat ça paye dès minuit
Et si ma haine diminue
C’est qu’les porcs sont morts et qui m’reste plus qu’dix minutes
Dans c’monde de putes, j’ai du mal à fixer ma vie
Si j’t’ai baisé viens pas m’dire qu’c’est ma fille,
Ca tourne et la chance part
J’rêve que d’barres et d’B.M, j’suis un d’ces mômes qu’on recense pas
Aux normes difformes,
Critique dans l’idyllique c’est pas c’que disent leurs femmes
Surprenant comme un Hindou qui deale
Peser son poids en C.C. s’arracher d’cette ville
C’est la tate-pa même en l’an 2000.

(Ali)
Nos vies la même saga pour ceux qui prennent l’hégire
Pour repère.
À chacun ses empreintes
Mais sur la même sphère,
Mon clan feinte
L’ennemi toujours aux aguets.
Envie et jalousie de ta ville jusqu’à la mienne, nargué
Par les flics et pire par les faux frères, de ceux qui portent l’œil,
Pour eux j’suis navré,
Mais j’lâcherai mon argot
Tant que le Très-Haut
Nous le permet. Paix aux
Vrais frères Malekal Morte, Lunatic en fusion,
Pour nos existences trop souvent la même conclusion.
On perd le jeu et le nord,
Ici c’est soit ils nous niquent soit on s’nique.
Lance ton regard dehors,
C’est A.L.I.,
A pour l’Afrique,
L pour ma Loi suprême représentée par le I Islam.
À ceux qui nous comprennent Salam.
J’représente l’homme et sa couleur
Comprend que notre douleur devienne colère
Quand l’État nous diabolise comme à Salem.
Donc honneur
Aux têtes, noires, marrons et beiges
Cortège
Abreuvé par la terre mère.
A.L.I. BOOBA du Nil au fleuve Niger.

Refrain (x4) :
Mon son récité par les voix des HLM, j’crois
Ceux qui traitent les meufs de chiennes et veulent des M3
On a pas les mêmes droits
Donc j’lève mon 3ème doigt
Et j’viens reprendre mon dû
Perdu dans c’monde.


Self Defense de Médine, paroles & clip

by Samuel Hounkpe

Un clip qui écrase tout comme diraient nos amis antillais :
Self Defense de Medine, un grand bonhomme. :)

Paroles :
Interlude

« Vous savez que certains nous accusent de prêcher la haine. Je ne prêche pas la haine, je prêche l’amour. Je ne vous parlerais pas si je ne vous aimais pas, je ne prendrais pas de risques pour vous si je ne vous aimais pas. »

« La panthère a été choisie comme emblème
Parce que c’est un animal noir et magnifique
Qui n’attaque pas mais se défend férocement »

J’arrive du Havre en dérapage et c’est la pétarade
Encaisse mes textes d’Arabe c’est pas du gangsta rap
Advisory Parental car la paix n’est pas rentable
Plus rien n’est abordable c’est la Panther Arabian
Medine Records pas Made in Taiwan
Balance mes punchlines sur machine de guerre akaï
Venu du sud pour les tourments du studio
Avec un sourire kabyle et la barbe du leader Massimo (1)
Voici 40 ans qu’on a la turista sur un territoire instable
Qui spolie notre belle histoire
C’est pour les assistés, brothers & sistas
Qui falsifient leurs visas sous Windows Vista
Moi j’ai l’art et la manière, l’arme et la bannière
Une cartouchière d’encre noire mise en bandoulière
J’ai enveloppé mon arme à feu dans mon cours d’hier
Pour braquer le ministère de mon passé terne
On a les termes qui ressuscitent les morts
Et si je tends l’autre joue c’est pour mieux te mordre « aaaarrrghhh »
Caractère vénal ne supplie pas l’Etat
J’avale le code pénal comme arme sublétale
Et puis j’écris quelque sonnets bad comme à Soledad
Quand les chefs d’état poignardent sous les tables
Sous les dalles sont les descendants de Souleymane (2)
Et sous les draps sont les leaders tombés sous les balles
Me saoulez pas moi j’ai quelques albums sous le bras
C’est de la soul en rap pour bad boys et scélérats
Baissé les bras ne se fera que sous la pierre tombale
En ayant vu tous leurs soldats sous injection létale
Si le meilleur cercueil reste la mémoire des gens
Je cherche le martyr pour entrer dans la légende
Et je chante le cafard des fauves
Marginaliser ma musique est le caviar du pauvre
C’est du rap céfran self défense conscient et bête de sens
On fait du son comme on panse une plaie
Complète le sens de la loi Taubira (3)
N’oublie pas ton histoire ou bien le monde t’oubliera
Je répète c’est du rap céfran self défense conscient et bête de sens
On fait du son comme on panse une plaie
Complète le sens de la loi Taubira
N’oublie pas ton histoire ou bien le monde t’oubliera

Interlude

« We declare our rights on this earth… to be a human being, to be given the rights of a human being, to be respected as a human being in this society, on this earth, in this day. Which we intend to bring into existence by any means necessary. »

« Nous déclarons notre droit sur cette terre… à être des hommes, à jouir des droits d’un être humain, à être respecté en tant qu’êtres humains dans cette société, sur cette Terre, aujourd’hui même. Toute chose que nous avons l’intention de faire exister par tous les moyens nécessaires. »

Alléluia Qu’Allah soit loué
Libérez Mumia (4) et Leonard Peltier (5)
C’est pour les khouyas qui portent le béret
Comme le faisait Bobby (6) chez les Newton P Huey (6)

Hamdoulilah que Dieu soit loué
Indemnisez nos aïeux qui croupissent dans les foyers
C’est pour les youvoi qui portent le kéfier
Comme le faisait Arafat au fin fond des tranchées

« La panthère a été choisie comme emblème
Parce que c’est un animal noir et magnifique
Qui n’attaque pas mais se défend férocement »

Alléluia Qu’Allah soit loué
Libérez Mumia et Léonard Peltier
C’est pour les khouyas qui portent le béret
Comme le faisait Bobby chez les Newton P Huey

Hamdoulilah que Dieu soit loué
Indemnisez nos aïeux qui croupissent dans les foyers
C’est pour les youvoi qui portent le kéfier
Comme le faisait Arafat au fin fond des tranchées

(1) : Fidel Castro http://fr.wikipedia.org/wiki/Fidel_Castro
(2) : Souleymane Baal http://fr.wikipedia.org/wiki/Souleymane_Baal
(3) : Loi du 21 mai 2001 concernant l’enseignement des matières relatives à l’esclavage. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Taubira
(4) : Mumia Abu-Jamal http://fr.wikipedia.org/wiki/Mumia_Abu-Jamal
(5) : Leonard Peltier http://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Peltier
(6) : Bobby Seale et Huey P. Newton http://fr.wikipedia.org/wiki/Huey_P._Newton


Medine – Biographie

by Samuel Hounkpe

Médine est un rappeur immense, sans nul doute le meilleur actuel du rap français, voici un son de lui où il fait référence aux grands du rap français, lecture aléatoire.

une biographie d’icelui par Wikidaube :

Médine se caractérise par une voix rauque et chante des textes originaux : un discours argumenté et journalistiquement construit qui a pour but de créer le débat par les voies de la provocation. Il est considéré comme le porte-voix de toute une génération de jeunes issus de l’immigration en dénonçant des amalgames à propos de l’Islam. Il est lui-même musulman pratiquant et n’est d’ailleurs jamais tendre avec sa propre communauté.

Sur les sentiers défrichés par des rappeurs comme Akhénaton (les références politiques, philosophiques et historiques), avec un flow beaucoup plus « classique », Médine fait réfléchir plutôt que d’attiser la haine.

Ses débuts

Dès 1995, il écume les albums de la Boussole et des artistes qui la composent (Ness & Cité, Bouchées Doubles, Samb, Koto, Enarce, Aboubakr).

11 Septembre, Récit du Onzième jour

Sorti en 2004, 11 septembre est le premier album de Médine. Dans le livret du CD, 11 personnes anonymes ou connues (Abd Al Malik, Christophe de Ponfilly, Wallen, Tariq Abdul-Wahad, Ambre Foulquier, etc.) interviennent sur le thème du 11 septembre.

Dès ce premier album, il commence le story-telling (petites histoires souvent tragiques) avec notamment la saga Enfant du destin. La première partie d’Enfant du destin, Sou Han, raconte l’histoire tragique d’une petite fille vietnamienne lors de la Guerre du Viêt Nam, dont le père meurt au combat, tué par un soldat ennemi poseur de mines, et par la suite fait exploser une bombe dans un bar américain pour se venger.

L’autre Enfant du Destin, David, raconte l’histoire (encore tragique) du jeune israélien David, dont les parents, soldats de Tsahal, s’apprêtent à partir au front. Moins aveuglé que ses parents, il veut leur faire part de son opinion sur cette guerre, il sera malheureusement victime d’un attentat avant d’avoir pu leur faire part de ses impressions sur ce conflit.

Il existe une réédition de 11 Septembre

Jihad, Le plus grand combat est contre soi même

Seulement huit mois après son premier album solo, et cinq mois après la sortie de l’album de la Boussole, Médine sort son second album, Jihad. Pour ce second album, il décide de garder la même formule que dans 11 Septembre, c’est-à-dire un titre et un design choc, voire polémiques.

L’album contient notamment Petit Cheval, l’histoire tragique d’un Indien d’Amérique témoin de l’assassinat cruel de tout son village par des blancs – voir l’article Histoire démographique des Amérindiens – ainsi que du Panshir à Harlem, véritable documentaire de plus de six minutes racontant la vie de deux grandes figures du XXe siècle: Malcolm X et le commandant Massoud -combat de femme -besoin de resolution…

La réédition contient Anéanti (feat. soprano) et Double Discours.

L’épisode « Boulevard Vincent Auriol » [modifier]

Dans la nuit du 25 au 26 août 2005, dans un immeuble situé au 20, boulevard Vincent Auriol, Paris 13e, un incendie dont l’origine est inconnue mais suspecte a fait 17 morts, dont 14 enfants, âgés de 3 mois à 10 ans, 30 blessés, dont deux dans un état très grave.

Choqué par cet événement, Médine décide de sortir une chanson leur rendant hommage : Boulevard Vincent Auriol. Aucun bénéfice ne fut tiré de cette chanson qui est en libre téléchargement sur le site de Médine et dont le clip figure sur l’album Table d’Écoute.

Cette chanson est assurément la plus connue de Médine, et celle qui le fit exploser au niveau de la scène rap française.[non neutre]

Table d’Écoute

Médine décide de sortir un album contenant diverses apparitions sur mixtape ou compilations. L’album est vite disponible sur le net, piraté sous le nom d’Album Blanc. Médine décida alors de sortir un 10 titres inédits. Le 21 Novembre 2006, Table d’Écoute sort; à l’intérieur, en plus des 10 titres, le CD contient le clip de Bvd Vincent Auriol, ainsi que divers bonus tels que des photos.

Table d’écoute est un album concept ou Hors-série autour de la table d’écoute, sur lequel neuf personnalités (parmi lesquelles Diam’s, Rim-K du 113, Tiers Monde de Bouchées Doubles, Soprano, Kayna Samet…) introduisent le morceau suivant de l’album.

L’album contient notamment 17 Octobre, encore un story-telling racontant cette fois ci le Massacre du 17 octobre 1961, où des centaines d’Algériens furent massacrés par la police française et jetés dans la Seine alors que le préfet de police était Maurice Papon.

Une autre chanson d’intérêt sur cet l’EP est Lecture Aléatoire , hommage aux artistes qui ont fait la grandeur du rap Français depuis 1998 : IAM, les « suprêmes triples lettres » NTM, Lunatic, Arsenik, et Kery James ; pour finir sur une véritable définition du rap français : « Sais-tu vraiment ce qu’est le rap français / Pas une machine à sous mais une machine à penser ».

L’EP contient aussi la chanson Hotmail, qui répond aux détracteurs de Médine qu’il a rencontré sur divers forum, notamment celui du CSA.

Table D’Écoute se serait placé dans le top album dans la semaine de sortie de ce Hors-série
Don’t Panik Tape

Médine sort le 14 avril 2008, sa « Don’t Panik Tape »; la mixtape regroupant sa discographie parallèle avec 3 inédits, 2 titres lives et 1 vidéo de sa tournée « Don’t Panik Tour » . Le disque se tient à la 30°place du top album en faisant la 3°meilleure entrée de la semaine [réf. nécessaire].

Arabian Panther

En 2008 Médine continue d’apparaitre sur diverses mixtapes (Explicit Politik, entre autres) et compilations (B.O. de Taxi 4 avec le titre Les Contraires) et sort le titre Besoin de révolution.

L’album Arabian Panther contient un nouveau chapitre « Enfant du Destin ». Cette fois ci, Médine raconte l’histoire de Kunta Kinte selon le livre Racines d’Alex Haley (dont une série télévisuelle a été tirée).

Depuis la sortie de son album Arabian panther, Medine a poussé plus loin son engagement politique. Ainsi, il a participé au concert-meeting du mercredi 10 décembre 2008 organisé à Paris par le Mouvement des Indigènes de la République pour célébrer le 25ème anniversaire de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, appelée plus communément la Marche des beurs.


Si c’est elle qui le dit

by Samuel Hounkpe

Carla Bruni se voit plus en Jackie Kennedy qu’en Yvonne de Gaulle.


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